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Les acteurs : organismes et personnes ressources
Cette enquête a permis d'appréhender la diversité des acteurs de la conservation et de la valorisation du patrimoine fruitier français. Les 359 acteurs recensés se répartissent en sept catégories typologiques sur l'ensemble du territoire français. Ceux-ci oeuvrent directement à la conservation ou à la valorisation du patrimoine ; leurs niveaux d'intervention sont variables et peuvent concerner des actions d'organisation et de gestion de matériel in situ ou ex situ mais aussi des projets à court terme ou encore la valorisation directe du patrimoine. Certains d'entre eux interviennent dans plusieurs types d'actions.
Ces actions sont mises en oeuvre au sein d'associations, d'organismes publics, de fonds de pépinière, de centres d'enseignement, de centres de recherche ou d'expérimentation, de Conservatoires ou par des indépendants (actions individuelles privées).
La catégorie conservatoire a été créée pour définir les structures qui officialisent l'activité de sauvegarde du patrimoine. Elles respectent un minimum de normes de conservation, entre autres celles publiées par l'AFCEV, utilisent les méthodes les plus modernes et les plus efficaces pour protéger un patrimoine peu redondant, de la diversité génétique la plus large possible, en recherchant les moyens financiers adéquats. Les Conservatoires sont soit liés à des structures publiques, soit à des associations.
Les institutions publiques qui participent à la conservation du patrimoine fruitier sont majoritairement des communes ou des communauté de communes, quelquefois des Conseils généraux ou régionaux, plus rarement des ministères.
Centres de recherche et d'expérimentation et centres d'enseignement sont généralement liés aux institutions publiques, quelquefois aux associations. Ayant une action très spécifique dans ce cadre, nous les avons scindés pour dégager leur spécificité.
Quant aux fonds de pépinières, ceux qui nous intéressent recèlent un patrimoine ancien et large. Nous les avons volontairement séparés des autres initiatives privées pour mettre en évidence leur caractère d'ancienneté lié à une activité commerciale.
Au vu de l'enquête, nous pouvons constater que les acteurs français de la conservation et de la valorisation du patrimoine fruitier sont majoritairement issus des associations (163 soit 45,5% des acteurs) suivies de moitié par les institutions publiques (89 soit presque 25%). Ces dernières sont davantage impliquées dans cette démarche dans l'ouest, le nord-ouest et le sud-est que dans le sud-ouest et l'est. Quant aux associations, on les retrouve plus nombreuses dans la moitié nord de la France et faiblement représentées dans le sud-ouest.
Les 31 fonds de pépinières possédant un large patrimoine arrivent en troisième position et représentent 8,5% des acteurs. En raison des conditions économiques, c'est probablement dans cette catégorie que se présentera à court terme la situation la plus instable. C'est dans le sud-est que les plus grandes collections patrimoniales des fonds de pépinières sont rassemblées.
Les autres catégories sont bien moins représentées, ce qui n'affecte en rien la qualité des actions et du matériel.
Les centres d'enseignement qui hébergent du matériel fruitier sous forme de collection conservatoire sont au nombre de 26 (soit 7% des acteurs). Ils sont beaucoup plus impliqués dans la moitié nord que dans le reste de la France.
Du même ordre, 23 initiatives privées ont été dénombrées (soit presque 6,5% des acteurs). C'est dans le sud-ouest que leur proportion est la plus importante et dans l'est qu'elle l'est le moins.
Enfin, les Centres de recherche et d'expérimentation et les conservatoires qui ont une action spécifique de protection de matériel fruitier sont peu nombreux (respectivement 16 et 11 acteurs ne représentant que 4,5% des acteurs pour les Centres de recherche et 3 % pour les conservatoires) ; cependant le matériel y est génétiquement diversifié et très riche. Ils se situent majoritairement dans la moitié sud de la France.
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