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Association Française pour la Conservation des Espèces Végétales
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            Ancienneté des collections françaises

Nombres de plantations
 
 
 
 
 
 
 
30
1
2
5
6
1
4
4
6
8
7
7
7
14
12
12
14
9
10
24
15
11
18
7
  avant 1978 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000


Sur l'ensemble des collections existantes, les plus récentes s'avèrent être les plus nombreuses puisque 34% d'entre-elles avaient moins de 5 années d'existence au moment de l'inventaire. C'est dans le sud de la France que l'on trouve la majorité d'entre-elles.
C'est un signe certain de l'intérêt croissant pour la protection du patrimoine fruitier.

Toutefois, le quart des collections françaises étaient plantées avant 1985. Pour les plus anciennes collections, cela correspond à celles des fonds de pépinières, des vergers historiques, de quelques sociétés d'horticultures et des Centres de recherche INRA ; mais cela concerne aussi les premières collections conservatoires pionnières créées au tout début des années 80 telles celles du Conservatoire Botanique National Méditerranéen de Porquerolles, du Parc Naturel Régional de Maine-Normandie, du Conservatoire Végétal Régional d'Aquitaine, de la Société Pomologique du Berry et du Centre de Ressources Génétiques du Nord - Pas-de-Calais auxquelles s'ajoutent quelques initiatives personnelles de la première heure (celle de Jean-Claude Chataur en Corrèze par exemple).
Ces anciennes collections ont un atout de poids : elles perdurent. Toutefois, elles se répartissent différemment sur le territoire ; on note davantage de collections historiques dans la zone nord (en Ile de France, dans le Nord et dans l'est) et davantage de conservatoires et de centre de recherche dans la zone sud, ceux-ci s'adressant à un nombre d'espèces supérieur.

C'est entre 1985 et 1990 qu'il y eu le moins de création de collections sur l'ensemble du territoire français. Ceci s'avère particulièrement vrai dans l'est.
Cela s'explique par le fait que la notion d'urgence de la protection du patrimoine fruitier français, principalement local et régional, a émergé à cette époque, sans doute grâce à l'action médiatique des pionniers, et que nombre d'entre ceux qui ont débuté leur action à cette époque ont du faire face à de grandes difficultés avant de pouvoir implanter le matériel végétal après l'avoir prospecté.
Subséquemment, la constitution d'un grand nombre de collections dites " conservatoires " ont foisonné à travers la France à partir de 1990, en partie grâce à la notoriété de ce type d'action et parfois pour des raisons ambiguës.
Le véritable démarrage au niveau national de l'intérêt pour la préservation du patrimoine fruitier français se situe dans la période 1990-1995, à tel point qu'un quart des collections a été planté durant cette période.

Enfin, cet inventaire fait apparaître la quasi absence de cessation d'activités des structures et d'abandon des vergers ; les seules disparitions constatées entre les premiers recensements réalisés par l'AFCEV en 1987 et la fin de cet inventaire en 2001 ont fait l'objet d'une reprise du matériel végétal par d'autres acteurs.
Cela semble témoigner de la stabilité de cette œuvre collective.

Sauvegarde et valorisation du patrimoine fruitier